La création d’un marathon se veut un itinéraire de forçat où la réflexion ne suffit pas à elle seule, à tracer la grande ligne bleu.
Bien des impératifs jalonnent le chemin.
Pour un administré et c’est bien normal, le marathon est un projet ou la ville doit étinceler comme un bijou dans son écrin, ou la beauté et l’âme d’un site doit se conjuguer avec la sécurité. Ne croyez pas que je puisse oublier la réouverture de la ville aux usagers, c’est aussi un des besoins.
Le marathon se veut une fête et dés lors il faut rivaliser d’organisation et multiplier les idées.
En cela je dois remercier les services de notre mairie pour leurs disponibilités et leurs échanges qui nous permettent non pas d’envisager une simple course, mais nous donnent les moyens de créer un évènement.
Pour un organisateur la course débute très tôt et comme ceux-ci sont bourrés d’idées, de projets et ne veulent pas donner à cet évènement qu’une notion kilométrique, mais plutôt voir le travail d’un quotidien ou, athlétisme rime aussi avec prévention ; éducation ; initiation, il devient du coup assez osé de dire que la gestation se suffira en 9 mois. Heureusement, nous avons prévu 18 mois, tiens cela correspond à la gestation d’un éléphant, petite pensée émue à tout ceux qui doutent! et là je dois dire sans jeu de mot, ils se trompent.
Je ne puis vous dévoiler le contenu déjà bien cousu de la manifestation. Juste par envie de vous en instiller au compte goute, avec parcimonie quelques bribes qui feront de vous des gens envieux de lire la suite de ces courriers.
Et tiens, je vous sens repenser à ce que certains d’entre nous feuillètent en attendant leur train, sur la dernière page d’un quotidien. Pas la dernière histoire conçue à l’eau de rose, mais plutôt la page sportive évènementielle.
Ah oui là, je m’égare et j’en perds mon chemin, le chemin.
Ce trajet peut très aisément devenir le reflet d’un site. Et comme nous savons tous, Montpellier, l’on présume, voulait dire autrefois mont pelé ou mont pastel, si les collines aiment et le montrent, les chronos n’apprécient pas forcément les ascensions.
Mais la ville cache aussi d’autres pièges pour le marathonien, les trams. Un tram est assez obtus et il faut ruser d’ingéniosité pour soit le contourner soit jouer avec, surtout pas contre même si celui-ci est affectueux, parole de kényan.
Les organisateurs avaient d’autre désir inviter le coureur à connaître ses zones vertes. Ce projet encore dans la musette de nos administrateurs se voudrait créer des zones vertes ou la nature pourrait reprendre sa place et ainsi offrir des îlots de vie, de partage, d’oxygène à notre ville, une ceinture de chlorophylle.
Si nous mélangeons tout cela, il nous fallait approcher les lieux faisant Montpellier, profiter de la verdure de notre région, donner de la vitesse à cette course en lissant au mieux les aspérités de son parcours tout en le sécurisant. Rien de très facile, mais comme vous pourrez le découvrir vous-même sur Google earth il y aura de belles bagarres et pour l’essentiel beaucoup de don de soit pour devenir finisher.
Mickael.B ; David.L ; Claude.A , les dessinateurs de ce parcours savent au combien, par leurs expériences individuelles un parcours idéal donne des galons à une course. Leur tracé sera sûrement revu , encore légèrement modifié, mais avant tout leurs souhaits premier et d’offrir du plaisir.
Claude.A